Au Puy-en-Velay

En 1636 le Père Régis est rattaché au collège du Puy. Son temps sera dorénavant partagé entre la ville et la campagne. Au Puy son activité s’est spécialement concentrée sur trois points : le catéchisme, les pauvres, les pécheurs.

1. Les catéchismes du missionnaire sont restés célèbres. Dans l’église de St-Pierre-du-Monastier, 4 à 5000 personnes sont là, non seulement des pauvres, qui furent toujours les préférés du saint, mais des gens de qualité, des prêtres, des religieux.

Tous goûtent cette parole simple – qualité très rare à cette époque – parole chaude, colorée, vivante, remuant les profondeurs de l’âme, paroles d’un saint.

2. Les guerres, les famines si fréquentes à cette époque, faisaient refluer vers Le Puy des multitudes de pauvres. Le cœur de Régis s’en émut, il groupa de pieuses dames, chargées de rechercher les indigents de chaque quartier et de les secourir.

Lui-même allait de porte en porte, quêtant, recueillant argent, dons en nature, travail pour ses pauvres. Au collège, il avait une chambre qu’il appelait son « trésor ». Là, il amassait vêtements, outils, meubles, objets de toute sorte, qu’il distribuait ensuite.

3. Plus encore que les pauvres, les pécheurs touchaient le cœur du Père Régis. Pour les ramener à Dieu, rien ne le rebutait. Sa bonté était connue. A l’église du collège, son confessionnal était assiégé. Sévère, il ne l’était que pour les endurcis et les corrupteurs.

L’impureté, en particulier, gangrénait la ville. Régis, fort de sa confiance en Dieu, s’attaqua au mal avec une énergie surhumaine. Il fonda une maison d’accueil pour les « filles perdues » qu’il retirait du vice. Ce fut l’occasion de terribles persécutions. Les passions qu’il frustrait se déchaînèrent contre lui, il fut moqué, insulté, calomnié, souffleté, roué de coups, menacé de mort. Mais il allait toujours, sans faiblir, souriant, attentif seulement à son Maître divin et au salut des âmes.

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